Les modèles des XIXème et XXème siècles dépassés …

L’entreprise née sous l’ère industrielle était en rupture avec le modèle artisanal pour faire face au besoin de produire en masse. Ainsi, le mode de transmission du savoir-faire, la répartition des tâches, le mode de rémunération ainsi que la relation au client ont été révolutionnés : passage de l’apprentissage par le geste à l’enseignement par le livre et la théorie, organisation dite « scientifique » du travail, bascule de la rémunération à la tâche vers le mode de rémunération horaire qui s’est imposé jusqu’à aujourd’hui.

Concernant la structuration de l’organisation, l’entreprise s’est appuyée tout simplement sur les organisations qui depuis des siècles mobilisaient un effectif important : les armées. Ainsi, la structure hiérarchique s’est imposée dans tous les organigrammes.

Organisation hiérarchique et matricielle

A la fin du XXème siècle, la compréhension que le processus était au cœur de la création de valeur de l’entreprise, et le constat que le cloisonnement des hiérarchies classiques causait de nombreux dysfonctionnements, ont poussé à la création de structures dites « matricielles », sensées corriger les lacunes de la hiérarchie classique. Ces organisations « fonctionnelles » ont pu intégrer ainsi des dimensions comme les marchés ou les gammes d’offres. Mais force est de constater que la complexité de ce type d’organisation et les problèmes culturels à intégrer de tels modes de fonctionnement ne permettent pas de considérer ces organisations « matricielles » comme idéales.

Ce que le XXIème siècle impose aux entreprises …

Les organisations doivent aujourd’hui faire face à des changements radicaux : globalisation des marchés, réduction des cycles économiques, instabilité totale de l’ensemble de l’environnement (concurrents, fournisseurs, clients, actionnaires, marchés financiers …) et modification radicale des fonctionnements du fait de l’explosion du numérique. Ainsi doit-on affronter une complexité jamais rencontrée dans l’histoire de l’économie. Une seule voie paraît alors envisageable : celle d’une organisation simple, agile et en lien avec ses parties prenantes.

Entreprise simple et agile dans un environnement complexe

Organisation étendue : sortir du carcan hiérarchique

Une approche adaptée à l’environnement actuel de l’entreprise consiste à structurer l’organisation sous forme d’un réseau d’acteurs, étendu aux parties prenantes externes de l’entreprise.

Organisation étendue

Cette représentation ouvre de nouvelles possibilités, qui répondent aux exigences d’agilité et de simplicité mentionnées ci-avant :

 

  • On visualise les grands processus par les interactions entre les acteurs de l’organisation, et l’on permet à chacun de réaliser ses modes d’interactions avec les autres acteurs (internes et externes), sachant que l’on peut faire évoluer au fil du temps les différents liens (agilité).
  • Ce mode de représentation s’adapte tout particulièrement à l’utilisation d’un modèle économique de type « Activity Based Costing », qui s’affranchit de la logique de territoires budgétaires organisationnels.
  • L’ensemble des parties prenantes est représenté et l’on porte naturellement un autre regard sur leur contribution, notamment celle des fournisseurs qui représentent souvent plus des deux tiers de la valeur ajoutée d’une entreprise (voir article sur la notion de « gestion des ressources externes »).
  • On ouvre les possibilités d’évolution des personnes dans l’organisation sur des chemins différents de ceux qui consistent à gravir les échelons d’une hiérarchie.
  • On permet aux parties prenantes externes d’identifier facilement les interlocuteurs de l’entreprise qui peuvent répondre à leurs demandes.

 

Changer de représentation, c’est ouvrir de nouveaux champs de possible. Vous n’êtes pas encore convaincu ? Prenez une heure pour imaginer votre organisation ainsi représentée…