écrit par Marc JacoutonRSE Développement

Une année après sa publication, la norme ISO 26000 s’impose aujourd’hui dans l’entreprise ; assurant la cohésion et la promotion des pratiques de la Responsabilité Sociétale dans les organisations …

De quoi s’agit-il ?

Il s’agit d’un référentiel, une méthode d’analyse de l’organisation et de son management qui a pour objectif de guider les entreprises dans la prise en charge des responsabilités sociétales.

Conçue comme une démarche de progrès continu qui s’appuie sur la méthodologie appliquée dans tout système de management : conduire un diagnostic, engager des actions d’amélioration, évaluer et rendre compte de l’impact des actions engagées.

Cartographier vos parties prenantes

 

Il s’agit, dans un premier temps, d’identifier toutes les parties prenantes ayant une implication dans les décisions ou activités de l’organisation et de dialoguer avec elle de manière à ce qu’elles éclairent les décisions. Dans un second temps, il s’agit de réfléchir aux impacts directs et indirects des activités et des décisions en matière d’impacts sociétaux, parmi les 7 chapitres de la norme :

 

  • chapitre 1, la gouvernance de l’organisation ;
  • chapitre 2, les bonnes pratiques des affaires ;
  • chapitre 3, l’environnement ;
  • chapitre 4, les conditions de travail ;
  • chapitre 5, les droits de l’homme ;
  • chapitre 6, la contribution au développement local, ou engagement sociétal ;
  • chapitre 7, les questions relatives aux consommateurs.

 

Ce cadre normatif permet de relier la vision d’entreprise et les bonnes pratiques en matière de responsabilité sociétale. Aujourd’hui, toute organisation performante, quels que soient son activité et ses effectifs, intègre la dimension éthique dans ses activités, mobilise les collaborateurs et valorise ses bonnes pratiques autour d’un projet porteur de sens.

Construire sa politique RSE en évaluant sa maturité

 

Quand on parle de développement durable, certains dirigeants pourraient être tentés de déclarer que le développement durable – RSE, ils en font depuis des années sans s’en rendre compte et/ ou sans le dire. Raccourci un peu facile, même si finalement, beaucoup d’entreprises ont des bonnes pratiques à faire valoir en matière économique, sociale et environnementale. S’il faut considérer que  la somme de bonnes pratiques ne vaut pas stratégie, encore faut-il être en mesure de les identifier.

La norme ISO 26000 permet d’évaluer les démarches en cours, sa stratégie, ses processus et ses pratiques pour construire sa politique RSE. La formalisation de l’ensemble par l’entreprise, par exemple par une charte qui sera communiquée aux parties prenantes*, permettra de crédibiliser la démarche de responsabilité sociétale de son organisation. Finalement, le meilleur certificat que l’on puisse obtenir  en matière de RSE, c’est l’adhésion des parties prenantes au rapport développement durable / RSE que l’on publie, que l’on soit assujetti ou non.

* La norme ISO 26000 n’est pas sujette à certification par des organismes extérieurs, permettant de se concentrer ainsi sur le fond et non la forme